Salaün Mag 5

Salaün Magazine | Page 71 Paola ou encore au pied de la statue Garibaldi, au centre d’un belvédère qui offre une des plus belles vues sur Rome. Moteur et souffle coupés, le langoureux baiser d’un couple de romain en regard périphérique, je m’amuse à repérer en contrebas les magnifiques piazza du centre historique, comme celle du Campo di Fiori, du Panthéon, des escaliers d’Espagne ou de la fontaine de Trévi. Autant de sites au charme indescriptible parcourus à pied les jours précédents, pour y rencontrer des Romains ou découvrir des sites inso- lites, comme l’église de Saint-Yves des Bretons, dont le recteur de Saint-Louis des français nous a ouvert les portes. Fondée au moyen-âge pour héberger les congrégations de Bretons au Saint-Siège, elle fait partie des cinq églises « françaises » de Rome, à l’instar de Saint-Nicolas des Lorrains. C’est dans un coin ombragé de l’immense Piazza di Populo que nous avons fait la rencontre d’Eric Joszef, journaliste français correspondant de Libération et du journal Le Temps et l’un des meilleurs spécialistes de l’Italie. Venu à notre rencontre lui aussi en Vespa, ce passionné de Rome, notamment pour la qualité de vie qu’elle offre, nous a livré son sentiment sur la situation économique du pays et notamment le manque cruel de financement qui met en péril une partie du patrimoine architectural romain. Lors de notre visite, plusieurs murs antiques écroulés attendaient d’ailleurs des jours meilleurs pour être restaurés. La redescente du Janicule me mène jusqu’au Vatican et la place du capitole que je traverse avec nonchalance en laissant à Saint-Pierre le soin de veiller sur cet élégant quartier de Rome, rythmé par la vie du Saint-Siège, avant de franchir de nouveau le Tibre. Après quelques circon- volutions routières, mon scooter parvient finalement à remonter l’avenue ombragée LES COLLINES DE ROME FORMENT les gradins d’ UN AMPHITEATRE qui entourent la ville en en contrebas. Promenade en barque sur l’étang des jardins de la Villa Borghèse. A gauche, pause romantique sur les hauteurs de la colline du Janicule. A droite, une Fiat 500 Toppolino, «la sou- ris», l’équivalent ita- lien de la coccinelle allemande, née dans les années 1930.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTg1ODM2Mw==