Salaün Mag 5

Salaün Magazine |  Page 46 Le groupe devant l’Impérial Space, le vaisseau amiral de la flotte de Salaun Autocars. Pour le moins impressionné, et après avoir avoué à Michel Salaün que mes pérégrinations dans le monde du tourisme ne m’avaient jamais amené à voyager en car, il m’invita à tester le dernier cri de ce mode de transport. « Cela ne se sait pas assez, mais l’autocar est sûr, économique et écologique » martèle le président du groupe éponyme. « C’est le moyen de transport présentant le meilleur ratio coût/ performance. Et son taux d’émission de CO2 par kilomètre/passager est plus faible que celui du train ! » En période de crise économique, dans un monde confronté à des défis environnementaux essentiels, il y a des arguments qui pèsent. Voilà comment par un samedi soir pluvieux je me suis retrouvé à Paris. Prêt à embarquer. Pour monter là haut. Dans « l’Impérial, le cœur dans les étoiles... » Conducteur-accompagnateur, deux métiers en un Un voyage en autocar, c’est avant tout une relation de confiance qui doit s’instaurer avec le conducteur. Dédé est tout ce qu’il y a de plus breton. Voilà vingt ans qu’il conduit des autocars, dont huit en grand tourisme. Autrement dit, le garçon a pas mal bourlingué. Mais Dédé ne fait pas que piloter. Il commente le paysage, donne des informations pra- tiques et des conseils, livre des anecdotes. Au fil de ses voyages précédents il a acquis une parfaite connaissance des sites et lieux visités, des bons endroits pour faire des pho- tos, acheter des timbres… Un vrai « conducteur-accompagnateur » qui vous livre votre bagage à la porte de l’hôtel, quitte à devoir – comme à Ceske Budejovice – effectuer une périlleuse marche arrière dans une ruelle tout juste large pour une charrette! Lorsque le groupe est pris en charge, comme à Prague, Vienne ou Budapest, par des guides locaux francophones, qui, au passage, se sont tous avérés excellents, Dédé ne se contente pas de garer son véhicule. Il frotte la moquette, astique le pare-brise, fait briller, rempli le frigo, met du grain dans la machine à café et refait le plein de son engin au réservoir d’une capacité de 1100 litres. le conducteur, André Lagadec, dit « dédé », un habitué des routes d’Europe.

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