Salaün Mag 5

Salaün Magazine |  Page 45 F ans du grand Jacques et adeptes de la célèbre ritournelle vantant les mérites du « temps où Bruxelles bruxellait », ne vous y trompez pas ! Ce n’est pas en « omnibus, avec des femmes des messieurs en gibus » que je vous emmène. Mais bien à bord d’un autocar qui pourrait bien révolutionner le transport collectif dans le tourisme : l’Impérial Space, le modèle haut de gamme du constructeur belge Van Hool. Un premier exemplaire qui porte les couleurs de Salaün Holidays et est ainsi devenu le fer de lance d’une flotte unique en France, composée de près de deux cents véhicules. Journaliste dans le secteur du tourisme, j’ai le privilège d’arpenter la planète et de fréquenter sans relâche les aéroports et les cabines d’avions d’une kyrielle de com- pagnies aériennes. Côté transport en car, je dois cependant reconnaître que je n’y connais pas grand chose. Il y a quelques mois, lors d’un déplacement en Bretagne, l’occasion m’avait été donnée de visiter le siège de Salaün Holidays. Et lorsque Michel Salaün, le boss, m’a présenté sa dernière trouvaille, force est de reconnaître que je suis resté bouche bée devant ce véhicule. Et encore plus lorsque je suis monté à bord. L’engin, habillé d’une majestueuse robe noire, est imposant : 14 m de long et 4 m de haut, doté d’un moteur de 505 CV. Mais on est encore plus marqué par la qualité de son habitacle, lequel recèle d’un toit panoramique en verre et des subtils aménagements équivalents – si ce n’est supérieurs – à ceux d’une business class dans un avion. Que l’on en juge : 48 places seulement sur deux niveaux alors qu’un modèle standard de la même gamme en compte 90 ! Trois larges fauteuils de front (en 2+1), confortables et en cuir, aux dossiers inclinables à 65° et disposant de repose-mollets et repose-pieds. Au dessus de chaque place, des réglages individuels pour l’éclairage et la ventilation et une commande marche-arrêt pour le haut- parleur. L’Impérial Space est équipé également d’un coin service avec frigos, percolateur et micro-ondes. Mais aussi d’une cabine de repos pour le second chauffeur ainsi que des toilettes. Enfin, comment ne pas parler des tablettes individuelles et des écrans vidéo- tactiles personnels disposés dans le dossier des fau- teuils. Une offre de divertissement semblable là encore à celles des classes supérieures des compagnies aériennes et qui permet au passager de visionner un film, d’écouter de la musique, de voir des diaporamas ou d’apprécier la collection complète des reportages émissions de voyage de Tébéo, la chaîne finistérienne. On peut également brancher sa propre console de jeu ou suivre – via la caméra embarquée et une carte GPS – l’évolution de son voyage en temps réel. L’IMPERIAL SPACE, LA BUSINESS CLASS DE LA ROUTE En haut, le toit panoramique de l’imperial space, une ouverture sur le ciel. En bas, chaque siège de l’autocar est équipé d’un équipement vidéo individuel.

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