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Autre lieu incontournable, la villa du couple Ceaușescu, le Palatul Primăverii, ouverte au public depuis deux ans. On y retrouve le même goût du dictateur pour le luxe ostentatoire, avec notamment une salle de cinéma, un espace balnéo curieusement équipé et de vastes salles de bain, avec robinets plaqués or. On y découvre aussi une piscine intérieure et les nombreux cadeaux offerts par les dirigeants d’autres pays, dont un tapis offert par le général de Gaulle au moment de l’accord signé entre Renault et Dacia. On nous conte aussi l’histoire familiale des Ceausescu et de leurs enfants, Zoia, Valentin et Nicu. Certains détails nous plongent dans l’intimité familiale des dictateurs de façon dérangeante, comme la visite de l’immense dressing d’Elena Ceauşescu ou bien les pyjamas des époux, placés sur le lit conjugal. Ces deux visites édifiantes surprennent pourtant par la sobriété déployée par les jeunes guides lorsqu’il s’agit d’évoquer les souffrances et sacrifices endurés par le peuple soumis au dictateur et à sa police secrète. On sort de la villa en imaginant bien ce que purent être les soirées des Ceauşescu autour d’une bonne partie d’échecs ou d’un western, un genre qui plaisait beaucoup au dictateur. On peine en revanche à imaginer le calvaire du peuple roumain, littéralement affamé par l’endettement du régime mégalomaniaque qui le maintenait en captivité. Rien non plus sur le millier de morts de la révolution, de loin la plus sanglante de la chute du communisme. SOIRÉES WESTERN À LA VILLA

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