Salaün Mag 9
Salaün Magazine | Page 27 dossier spécial | république dominicaine L a République Dominicaine (vaste comme deux fois la Bel- gique) a bien d’autres atouts que ses plages, aussi paradi- siaques soient-elles. C’est un autre monde qui se dévoile pour qui ose franchir la grille de son hôtel et découvrir le quotidien des Dominicains. Après le bleu turquoise, voici donc venu le temps du vert émeraude… L’occasion aussi de trouver de la fraîcheur en prenant de l’altitude ! Mais encore un peu de pa- tience…D’abord, une route qui pénètre dans les terres, cabos- sée de nids-de-poule ou plutôt d’autruches tant ils sont gros ! Le cœur de la vraie République Dominicaine bat ici, dans ces villages. Les épiceries cachées derrière des fenêtres barrées de fer forgé succèdent aux bars improbables qui vibrent au rythme des ventilos. Ambiance animée entre les mobylettes pétaradantes, sur lesquelles embarquent 4 ou 5 personnes. Et puis soudain, le calme ! La nature se fait généreuse, on y croise quelques “jinete” (les cow-boys de la région) perchés sur leurs chevaux et des tracteurs chargés de récoltes. Du vert encore, en filant vers la Cordillère qui occupe le centre du pays… D’abord des villages aux “casitas” (maisons) bleues ou roses enfouies dans la végétation, comme autant de touches de couleurs sur la toile d’un peintre naïf. Puis d’immenses cocoteraies qui escaladent les collines et des vallées ver- doyantes livrées aux vaches, où s’épanouissent caféiers et bananiers ; et enfin, des montagnes aux nuances bleutées… Les Dominicains ont surnommé la région la “Suisse des Ca- raïbes”. Un poil exagéré ! Mais il est vrai que cette cordillère sent bon la chlorophylle, bien loin de l’ambiance rhum et sable chaud à laquelle on réduit trop souvent la République Dominicaine ; en particulier à Jarabacoa. Ce n’est ni un soda ni une marque de cacao, mais le nom de la petite bourgade qui fait office de chef-lieu de la région ! La ville cultive vo- lontiers une image western, avec ses résidences secondaires En haut : boutique traditionnelle ou stand de loterie nationale? Au bord des routes, les deux, très nombreux, peuvent vous induire en erreur. En bas, à gauche : les pellizas traditionnels, réalisés à partir de chutes de tissu, etaient à l’origine destinés à la fabrication de tapis de selle pour les chevaux. En bas, à droite : plantations de cacao.
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