Salaün Mag 9

Salaün Magazine | Page 19 dossier spécial | république dominicaine E n foulant des pieds la plage après neuf heures de voyage, on pousse un ouf de soulagement ! Oui, Punta Cana est à la hau- teur de sa réputation ; oui, le paysage ressemble bien à une carte postale : un long croissant de sable blanc ourlé de coco- tiers, une mer cristalline qui décline tous les bleus, crémeux façon Obao ou plus intense, à la manière du peintre Yves Klein. Même le rare “arbre du voyageur”, surnommé ainsi car ses feuilles en éventail retiennent l’eau, est au rendez-vous ! C’est dit, la République Dominicaine est bel et bien le paradis du tourisme balnéaire et des vacances insouciantes… Plus qu’une station balnéaire, Punta Cana est d’abord une longue enfilade d’hôtels luxueux cachés sous une dense végétation tropicale qui, avec la zone de Bavaro, s’étire sur une qua- rantaine de kilomètres. On peut séjourner ici plusieurs jours sans sortir de son hôtel tant l’offre est large, entre plages et piscines géantes, discothèques et casinos clinquants, buffets gargantuesques et rhum à gogo aussi. Car c’est ici que fut inventé le “all inclusive”, cette fameuse formule tout inclus où l’on peut manger et boire (y compris de l’alcool) à volonté ! Si elle fait la réputation de la “Rep dom”, Punta Cana n’a pourtant pas le monopole des plages paradisiaques. Il y en a bien d’autres, notamment sur la côte sud, qui file jusqu’à la capitale, Saint-Domingue. Le long de l’autoroute n° 3, la République Dominicaine déroule ses paysages côtiers. D’abord une végétation sèche, puis les champs de cannes à sucre qui ondulent au vent et tapissent les terres jusqu’à la mer des Caraïbes ; enfin, quelques cocotiers qui piquettent de fertiles prairies. La ville de Higüey et sa fameuse cathédrale en béton, Notre-Dame-de-Altagracia, conçue par un disciple de Le Corbusier, pointe à l’horizon? Cela mérite un détour ! En revanche, le très select resort Casa de Campo, avec ses 2400 villas de luxe et son hôtels chic, est en ligne de mire ; un État dans l’État installé aux portes de la ville de La Romana, à mi-chemin entre Punta Cana et Saint-Domingue ; un coin de paradis où tout n’est que luxe, calme et volupté, rendez-vous de la jet-set du monde entier. Le tempétueux rio Chavon qui le traverse servit de décor à Rambo et Apocalypse Now. Pas de chevauchée héliportée aujourd’hui, pas d’enfer non plus, mais plutôt le paradis. On y teste son swing sur des parcours de golfs dessinés par quelques pointures, dont le plus fameux de République Dominicaine, baptisé Teeth of the Dog, conçu par Pete Dye ; on se prélasse dans une ambiance chic et se- lect ; on voyage en explorant Altos de Chavon, incroyable réplique d’un village italien du XVI e siècle habité de nom- breux artistes. On y trouve même un colisée de 5000 places, où se produisent les plus grandes stars de la chanson ! À ce paradis artificiel, on peut préférer Bayahibe, tout près de là… C’était un petit village tranquille perdu sur la côte sud, Destination “honeymoon” par excellence, la République Dominicaine propose (grace a air france notemment) une offre touristique très large pour tous les jeunes mariés qui, chaque année, sont de plus en plus nombreux à se rendre sur l’île.

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