Salaün Mag 6

Salaün Magazine |  Page 88 Un Paris-Tokyo-Paris à bord d’un A 380. 22 heures de vol partagées entre le cockpit et le personnel de cabine. C’est l’expérience inoubliable qu’a vécue Jean Lallouët grâce à Air-France. Embarquement immédiat. P aris, 18 janvier. 10h00. Roissy. Cité Air France. Vincent Roy arrive dans les locaux réser- vés aux équipages des A 380. Il y a son vestiaire, sa boîte aux lettres. Et un bureau pour préparer le vol AF 0276, à destination de Tokyo Narita. Décollage de Roissy à 13h40. En attendant l’arrivée des deux copilotes qui vont l’accompagner, le commandant de bord – le « Captain » — va récupérer au dispatching les documents concernant le vol. « Le vol, explique Vincent Roy, a été préparé par un dispatcher . Il a défini une route en fonction des paramètres de sécurité, du temps minimal de vol et des terrains de dégagement disponibles tout au long de la route et à l’arrivée. Ensuite, c’est à l’équipage d’affiner ce plan et de le modifier éventuellement en fonction des dernières données météo ». 11h00. L’espace A 380 s’agite maintenant comme une fourmilière. Pamela Boyer et Alain Le Lédan, les deux copilotes, ont rejoint Vincent Roy. Tous les trois se mettent au travail. Avec au menu, un sérieux casse-tête : calculer la quantité de carburant à embarquer. Un calcul qui sera affiné jusqu’à la dernière minute, en fonc- tion de la masse totale de l’appareil. « Il faut avoir assez de carburant pour assurer les temps de roulage à terre, pour faire le vol, pouvoir aller sur un autre terrain et ménager une réserve de sécurité… Sachant que tout excès de carburant consommera du carburant supplémentaire ! » Les calculs sont faits à trois. Chacun de son côté. « S’il y a une différence entre les deux, on recommence », précise Pamela Boyer. Elle et le Captain sont tombés d’accord. Au litre près : on embarquera 181 330 litres. L’A 380 – masse à vide, carburant et charge - pèsera 508,7 tonnes au décollage. Et consommera en moyenne douze tonnes à l’heure. 13h50 . Piste de Roissy. Après avoir été dégagé de sa rampe d’embarquement, l’A 380 roule maintenant par ses propres moyens en direction de sa piste de décol- lage, poussé ses quatre réacteurs. Pour l’équipage, c’est un moment de grande vigilance : les pistes de Roissy forment Au plus près des étoiles Un Paris-Tokyo-Paris à bord d’un A 380. 22 heures de vol partagées entre le cockpit et le personnel de cabine. C’est l’expérience inoubliable qu’a vécue Jean Lallouët grâce à Air France. Embarquement immédiat. PARIS-TOKYO-PARIS EN AIRBUS A380 AIR FRANCE J e a n l a l lo u ë t Vol AF 0276 pour Tokyo

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