Salaün Mag 5

Salaün Magazine |  Page 32 O n ferait fausse route en l’imaginant froide et arrogante, affichant à loisir des airs de supériorité. Globale, reliée au monde comme aucune autre mégalopole, la nouvelle York des années 2010 dégage un sentiment de sécurité, de décontraction, voire d’insouciance et de légèreté qui a fait place à la radicalité et à la tension urbaine qui ont fait sa légende. Certes, sa population double dans la journée et le niveau de vie des habi- tants de Manhattan ne saurait masquer la misère urbaine de certains quartiers. Il n’empêche… Pour ceux qui ont cette chance, il fait bon vivre et voyager à Manhattan. Fière de ses différences, la ville a su garder une certaine insularité, une distance, voire une défiance vis-à-vis du monde, y compris du reste des États- Unis. Terre promise atteinte au prix de nombreux sacrifices, New-York fait la fierté de ses habitants, en haut comme en bas de l’échelle. C’est ici qu’ont été écrites quelques-unes des grandes pages culturelles du XXe siècle. Jazz, littéra- ture, poésie et art contemporain dans les années 60 et 70 , hip-hop, design, mode et gastronomie plus récemment : New- York, avec la Californie, est depuis des décennies un laboratoire de tendances et de mouvements qui gagnent le plus souvent la terre entière. Un concentré d’humanité Manhattan : une île fixée à sa ville par des ponts aux noms mythiques, comme celui de Brooklyn, dont la traversée à pied est à ne manquer sous aucun pré- texte. Une cité insulaire et pourtant ouverte, riche d’une extrême diversité humaine. Tous différents, tous New- Yorkais. Des « villages » de Lower Man- hattan, grouillants de restaurants et de galeries à la mode, où se promènent des personnages sortis tout droit de séries télévisées comme Sex and the city, aux avenues de Harlem en passant par les ruelles de Chinatown, les bars et les boîtes de la Lower East side, on change cent fois de monde sur quelques kilomètres… Et si l’on n’oublie pas que Manhattan est un peu la partie émergée de l’iceberg, on se souviendra que dans La traversée du Pont de Brooklyn, qui relie Manhattan à ce quartier bouillonnant, livre de superbes panoramas sur l’East River et sur la célèbre Skyline de la grosse pomme.

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