Salaün Mag 5

Salaün Magazine |  Page 26 pacte, en juin 1941, la vieille forteresse se retrouva une nouvelle fois en première ligne devant les panzers allemands. Trop faible et mal armée, la garnison livra toutefois des combats héroïques et d’une rare violence et ne céda qu’après plusieurs jours de siège, le 8 juillet 1941. Elle ne sera reprise que trois ans plus tard par les troupes de l’Armée rouge. Honorée du titre de « Forteresse héros », l’édifice, soigneusement entretenu, abrite un musée de la guerre et un surtout un impressionnant mémorial qui maintient présent le souvenir de cet épisode, à la fois tragique et glorieux. L’autre grande attraction de la région se situe à soixante-dix kilomètres au nord de Brest. Il s’agit du parc national de Bialowieza, dont une partie s’étend sur la Pologne, et qui protège la dernière grande forêt primaire d’Europe. Plus de 120 000 hectares qui constituent un royaume pour des milliers d’espèces végétales et animales. Ici les arbres mul- tiséculaires peuvent continuer à défier avec sérénité le temps et à constituer un abri sûr et généreux pour 600 espèces de champignons, 300 espèces d’oiseaux et des milliers d’animaux différents, dont certains – comme le lynx ou le bison d’Europe - ont trouvé là la protection nécessaire à une survie menacée. La présence de l’Homme y est cantonnée à une sorte de grand complexe touristique dont le principal intérêt réside dans un musée de la nature particulièrement réussi et instructif. Les locataires les plus pres- tigieux et les plus imposants de la forêt François Cuillandre, maire de Brest et Michel Salaün se recueillant en compagnie de leurs hôtes biélorusses devant le mémorial de la forteresse de Brest. Une différence cultivée A ncienne république de l’URSS, indépendante depuis 1990, la Biélorussie est un pays réellement différent de sa grande voisine. Et sa population cultive avec fierté cette dif- férence que le visiteur qui connaît la Russie ne tarde pas à mesurer lui-même. « C’est vrai, explique Vladimir Chernov, que nous sommes différents des Russes. En raison de notre posi- tion géographique, nous sommes plus tolérants. La taille de notre pays, sa faible population nous amènent aussi à rester modestes. Enfin, la Biélorussie est un pays moins violent que la Russie. Notre énergie, nous la conservons pour trouver la force de reconstruire notre pays, dont l’Histoire est particulièrement tourmentée. » François Cuillandre et Vladimir Chernov, maires de Brest (s) !

RkJQdWJsaXNoZXIy MTg1ODM2Mw==