Salaün Mag 11
Salaün Magazine | Page 38 comme waterfront Pour qui a déjà visité San Francisco et son célèbre Pier 39, le Victoria & AlfredWaterfront du Cap ne sera pas un réel dépaysement. En effet, lorsque la réhabilitation des vieux docks et port de commerce est devenue une évidence, une délégation sud-africaine s’est rendue en Californie voir ce qui était déjà un succès afin de l’adapter au site du Cap. Et ce fut fait avec intelligence. Le Victoria & Albert Waterfront, des prénoms de la reine d’Angleterre et de son fils cadet donnés dès l’origine aux deux bassins du port, est aujourd’hui le centre névralgique de la ville. À l’ombre de la grande roue, le mall , gigantesque centre commercial avec ses centaines de boutiques de grandes marques internationales, constitue au quotidien aumoins une balade pour sa climatisation, alors que la chaleur accable à l’extérieur malgré le sympathique air marin. À l’extérieur, boutiques d’artisans du verre, de la poterie, de la fourrure, du bijou côtoient magasins de souvenirs avec, à chaque coin de rue, une animation. Une troupe de danseurs zoulous, une chorale de gospel, un clown défiant les règles de la gravitation, un groupe reprenant les tubes des Beatles ou Creedence… le quartier bouge, chante et fait la fête en tendant la sébile. Entre deux boutiques, des passagesmènent aux bars et restaurants, aux terrasses surplombant lamer où dodelinent des vieux gréements, des yachts, des canoës ou la navette pour rejoindre Robben Island. On y sert des crevettes grosses comme la main avec des french fries des huîtres chaudes… ou un steak de crocodile. Ou plus classique, selon son envie. Une simple promenade le long des quais est déjà un plaisir, jusqu’à la Clock Tower, tour façon phare construite en 1883, histoire de rappeler le passé de ces lieux qui virent débarquer les premiersmigrants. comme zoulou Peuple Bantou d’Afrique, les Zoulous d’Afrique du Sud furent de redoutables adversaires aux envahisseurs hollandais, puis anglais, auxquels ils infligèrent de sévères défaites lors des vagues de colonisation. Aujourd’hui, beaucoup se réclament d’un christianisme local et leur langue est une des 11 officielles du pays. Leur riche culture est passée au-delà des frontières du pays. Qui ne connaît pas “Le lion est mort ce soir”, une chanson traditionnelle qui a fait le tour dumonde et en France, via Henri Salvador ? Ce tube zoulou n’a rien rapporté à ses auteurs, mais le chanteur blanc sud-africain Johnny Clegg, surnommé “le zoulou blanc”, s’est fait un devoir de propager à travers la planète unemusique aux accentsmélangés de rock et tradition pour défendre la cause des ethnies de son pays. Avec leurs percussions enivrantes et leurs danses déhanchées, lesmusiques zouloues sont une sonorité que l’on accroche tout de suite à l’Afrique du Sud. Dans les quartiers, restaurants ou sites touristiques, il y aura, toujours ou presque, un groupe d’artistes zoulous prêt à fairemonter l’ambiance. Merci à eux car, autrement, qui pleurerait le lion ? Retrouvez nos circuits en Afrique du Sud dans nos catalogues ou sur le site www.salaun-holidays.com . Découvrez l’Afrique autrement avec notre film : Afrique Australe, sur la trace des Géants En vente dans les agences de voyages Salaün Holidays. W Z En haut, à droite : au coucher du soleil, le Victoria et Albert Waterfront est le lieu de rendez- vous de nombreux amoureux, entre boutiques, restaurants et animations à l’ombre de la grande roue et des voiliers. En bas, à gauche : par la danse, la musique, leurs costumes et leurs traditions, les Zoulous imprègnent la culture de l’Afrique du Sud.
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