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Salaün mag | Page 67 UN TOUR EN VILLE | Bucarest Cosmopolite, rurale et gourmande… Dans toute la Roumanie mais aussi au cœur de Bucarest, qui est pourtant bien une ville cosmopolite et moderne, les traditions sont loin d’avoir disparu, notamment en matière culinaire. Le pain mais aussi les viennoiseries sont par exemple une véritable passion roumaine. Sur les devantures de nombreuses pâtisseries, des photos ou des éléments décoratifs évoquent la campagne, la vie au village, les habits traditionnels. Même pour déjeuner sur le pouce, les Bucarestois apprécient les petits restaurants à la déco traditionnelle qui servent des plats populaires délicieux. On se régale en visitant des chaînes comme La Plăcinte , dans lesquelles on déguste par exemple des sarmales , ces rouleaux de chou blanc farcis, servis avec de la mămăligă – la polenta –, de la crème et des poivrons. À goûter aussi, le Tochitură, un délicieux mélange de viande grillée ou frite, d’œuf, de fromage et polenta. Plus surprenant au premier abord, le bulz , un plat copieux, marie la polenta, un fromage salé fermenté, de la crème, de l’œuf et du bacon. Un délicieux plat paysan qu’on est ravi de déguster dans un cadre chaleureux, au cœur d’une capitale européenne. En dessert, les papanași , des beignets au coulis de fruits rouge et à la crème, sont un régal. À déguster avec un vin blanc doux local, le Tamaioasa, ou un rouge plus sec, le Feteasca . relient la vieille ville à laplacede laVictoire, limite nord du centre-ville. Parmi les nombreux musées de la ville, un brin vieillotsmais toujours situés dans des bâtiments prestigieux, la Galerie nationale permet de se familiariser avec la richesse artistique de la tradition ortho- doxe à travers les icônes, les épitaphes ou des fresques. Mais ce sont surtout les salles consa- crées aux peintres roumains des XiX e et XX e siècles qui fascinent et permettent de mieux cerner l’inspiration des artistes roumains, notamment dans la ruralité et le folklore. Entre les nobles bâtisses du XiX e et début du XX e , on prendra le temps de jeter un coup d’œil à celles qui sont associées au passé plus récent de la Roumanie, notamment le Théâtre national de Buca- rest, un édifice d’architecture socialiste habilement rénové ou encore la maison des médias roumains, baptisée la Casa Scînteii. On jettera aussi un œil à l’ancien siège du Parti communiste, devant lequel une statue présente une lame traversant le cœur d’acier du système socialiste. C’est ici que Nicolae Ceaușescu a tenté de prononcer son dernier discours, le 21 décembre 1989, avant de prendre la fuite face à une foule réclamant sa démission. se mettre au vert À Bucarest Pour prendre un peu de distance avec le centre-ville, on peut visiter le char- mant quartier de Cotroceni, une oasis de verdure autour de la petite colline éponyme. Un charmant palais qui se visite y fut construit à la fin du XiX e pour le roi Carol I er . De nombreuses villas de style néo-maure, néo-roumaines ou Art déco, sur lesquelles le temps a laissé son empreinte, font tout le charmeduquartier. Celui-ci compte quelques jolies adresses de restaurants et cafés bien cachés, comme Infinitea , un adorable salon de thé au charme rétro et bohème qui possède une superbe terrasse arborée. En haut : la Placinte, un restaurant qui sert des plats traditionnels très appréciés des Roumains. En bas : les Roumains raffolent des viennoiseries proposées par les pâtisseries traditionnelles à chaque coin de rue.

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