Salaünmag N°15
Tous embarqués sur les mêmes navires Publié le 27 septembre 2015 Il est des croisières fluviales mythiques : le Nil, le Rhin, le Danube et celle reliant Moscou à Saint-Pétersbourg via la Neva et la Volga. À plus d’un titre, cette dernière se démarque totalement des autres… un rendez - vous avec l ’ histoire Plus que pour le Rhin et le Danube et quasi- ment autant qu’avec le Nil, les croisières en Russie sont un véritable rendez-vous avec l’histoire et une découverte d’une religion chrétienne méconnue par la plupart des Belges et des Français. Comme nous l’expliquerons dans notre série d’articles, soit les visites permettent d’arpenter les rues de l’ancienne capitale de la Russie fondée par Pierre le Grand. Ville qui va changer de nom à plusieurs reprises en fonction des maîtres du pays : Saint-Pétersbourg, Petrograd, Leningrad puis à nouveau Saint-Pétersbourg. Soit ce sera le rendez-vous avec la capi- tale actuelle avec le Kremlin et surtout ses embouteillages dantesques. Et entre les deux, les escales sont autant d’arrêts permettant la rencontre avec des églises, des couvents une culture religieuse à la fois proche et lointaine de ce que nous connaissons en France et en Belgique. Par contre en ce qui concerne les paysages et la nature, on ne peut pas dire que la variété est au rendez-vous. Il y a bien des lacs qui sont de véritables mers intérieures comme le lac Ladoga ou celui d’Onega (en naviguant au milieu de ceux-ci on n’aperçoit pas les rives…), mais pour le reste, ce ne sont que des vues d’une immense plaine ou de forêts s’étendant à perte de vue. Il y a heureusement les écluses qui permettent de rompre cettemonotonie. une saison limitée Onpeut comparer la croisière russe comme une sorte de Lourdes. Dans la cité mariale, la période qui voit affluer les pèlerins par centaines de milliers, est assez limitée de mai à septembre.Il en est de de même sur les fleuves et canaux de Russie. Entendez par là que sauf si vous voulez navi- guer sur un brise-lames et apprécier des températures glaciales, les fleuves, canaux et lacs entre les deux capitales historiques de la Russie ne sont ouverts que durant 5 mois… des navires qui se ressemblent drôlement Si, sur le Nil, sur le Rhin ou le Danube, les armateurs disposent de leurs propres navires qu’ils ont construits en fonction de leur propre besoin, il n’en n’est rien sur la Volga et la Neva! La majorité des navires ont été construits dans les années 1980 en Allemagne de l’est. Ce qui permet de dire, que si les Wartburg et autres Trabant ont disparu des routes terrestres, sur les fleuves, les constructions navales de l’ex-Répu- blique Démocratique d’Allemagne ont toujours bon pied en bonœil. En réalité, la seule manière de faire la diffé- rence entre les compagnies de croisière se limite souvent, vu de l’extérieur, à la couleur qui accompagne les coques blanches : certaines compagnies privilégiant le blanc et le rouge, d’autres le blanc et le bleu… Comme la plupart de ces navires ont été rénovés durant les 10 dernières années, les décorations et aménagement inté- rieur varient également. Mais pas de vrais miracles : pour les navires dits “stan- dards” les 260 à 280 passagers disposent de cabines de …9m 2 dont les lits sont des banquettes assez étroites, les douches assez spartiates un peu comme dans certaines caravanes. Pour ce qui est des armements dits de Luxe, les cabines sont un peu plus grandes et proposent plus couramment des lits doubles. Ci-contre : L’île de Kiji. ACTU | Paroles de voyageurs Salaün mag | Page 122
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