Salaün Magazine 14
Salaün mag | Page 66 ESCAPADE | Mexique ET VIVA FRANCIA ! Une guitare, un ou deux violons, une ou deux trompettes, une vihuela (petite guitare), un guitarron (grosse guitare), un chanteur, telle est la formation de base d’un groupe de mariachis. On en rencontre souvent dans les rues des villes et stations balnéaires de la péninsule, dans des restaurants et sur les terrasses, proposant un air enjoué ou triste au choix contre une poignée de pesos. Tirés à quatre épingles dans leurs costumes scintillants, lesmariachis, et ce style de musique, sont en fait originaires du Jalisco, État du centre duMexique sur la côte Pacifique, et doivent beaucoup de leur existence à… la France. Ce sont les colons français aumilieu du XIX e siècle, juste avant l’expéditionmexicaine de Napoléon III, qui avaient pris l’habitude de recruter unmusicien ici, un autre ailleurs, pour constituer un groupe élégamment habillé afin d’animer unmariage. Au gré des accents et du temps, mariage est devenumariachi ! Merci qui ? En vedette ici, Nohoch Mul, une pyramide surmontée d’un temple pour un total de 42 m de haut, la plus imposante de la civilisation maya. Et on peut en gravir les échelons inégaux avec l’aide, bienvenue, d’une corde. Du sommet, l’horizon sur la forêt tropicale, d’où n’émergent que les pointes d’autres constructions, ravit le regard. Pas besoin d’escalade à 40 km de là, sur le site de Tulum, l’unique exemple d’architecture sacrée maya en bord de mer. Au-dessus de plages paradisiaques de la mer des Caraïbes, la zone de dunes de 6 kilomètres, écrasée par le soleil et entourée de murailles, est parsemée d’autels, temples, tombes et résidences où les iguanes aiment à se prélasser. Si la visite depuis la terre est un enchantement, que dire de la vision depuis la mer ! On distingue alors bien le Castillo , le temple du Dieu descendant, celui du Dieu vent… mis en beauté par un ciel bleu roi, une eau turquoise à 28 ° C , un sable blanc neige… Ehoui ! nous voici sur la Riviera maya… … et des plages Avec ses 150 km de long, de Cancún au nord à Punta Allen au sud, la Riviera maya a fait du Quintana Roo la première destination touristique du Mexique et une des plus fréquen- tées au monde. En partage d’un bout à l’autre, un cadre para- disiaque et une météo de rêve (hors quelques cyclones entre août et octobre), mais des disparités importantes selon le point de chute. On trouve de tout sur ce littoral, aux goûts et penchants de chacun. Au nord donc, voici la métropole Cancún, surnommée « la Miami mexicaine », de béton, gratte-ciel, hôtels-clubs de masse en all inclusive , chérie des étudiants américains pour leurs « spring breaks ». La fête du matin au soir entre un plon- geon, une bouteille cul sec, un petit flirt et un aller-retour au McDo voisin.
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