Salaün Magazine 14
Salaün mag | Page 65 ESCAPADE | Mexique Ci-dessus : fillette maya en costume traditionnel du quotidien. UN ROYAUME DE BIODIVERSITÉ ANIMALE LeMexique est classé parmi les 12méga-divers pays aumonde pour la diversité (12% de la faune existante) et c’est dans la péninsule du Yucatán qu’elle est la plus riche. L’animal fétiche des Mayas était l’abeille. Comme quoi les créateurs de dessins animés ne disent pas toujours des bêtises. L’autre symbole en est le quetzal, petit oiseau de couleurs vert, blanc, rouge, comme le drapeau mexicain qui, lui, a un aigle au milieu. Mais difficile à croiser, ce quetzal, tout comme le jaguar, dont on rencontre toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un qui en a vu un, et tente du coup de vous vendre un appeau spécial. Plus classiques, les tortues, crocodiles et les baleines au large. Plus surprenants, les agoutis, sorte de cochon d’Inde haut sur pattes à poil ras, et le coati, mi-raton laveur mi-renard, sautant par-dessus toutes les clôtures pour finir les verres de cola des touristes inattentifs. Et bien sûr monsieur iguane, alangui sur lesmurs chauds ou serviettes des baigneurs, toujours flegmatique et inversement dangereux à son faciès de filmd’épouvante. direction quintana roo , des pierres … Dans l’État voisin duQuintana Roo, le site de Cobá est souvent présenté comme l’anti-Chichén Itzá – la faute aux décou- vreurs. Alors que, dans le Yucatán, il a été choisi de raser la forêt pour faciliter les recherches, puis de retrouver les pierres tombées pour les réinstaller sur les édifices à l’identique ou presque du xv e siècle, à Cobá, l’option fut d’avancer pas à pas sous les frondaisons afin d’en faire émerger les monuments et les présenter dans l’état brut de leur redécouverte. C’est donc lors de balades plaisantes sous les arbres qu’ap- paraissent d’un seul coup, ici un temple, là une pyramide ou nombre de stèles. On avance sur des « sacbéob », chemins surélevés inventés par les Mayas pour relier leurs cités, de préférence à vélo ou sur le triporteur d’un pédaleur tant le site de 70 km 2 est vaste. Par son isolement hors des grands axes, Cobá est longtemps resté réservé aux archéologues et chercheurs, jusqu’à l’expansion de Cancún en station balnéaire et a choix de créer une route, dans les années soixante-dix, pour offrir une alternative culturelle aux amou- reux des plages.
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