Salaün Magazine 14
Salaün mag | Page 39 DANS LES VALISES DE… | Tania Young q . — elle n ’ est pas mal non plus du côté de naples , non ? t . y . — C’est le charme du voyage. D’un décor à l’autre, sans savoir si l’un vaut l’autre. À Naples, ville de mille merveilles, j’ai craqué pour le Christ voilé de la chapelle Sansevero. Mais mon envie était de prendre le bateau pour découvrir la baie et son île mythique, Capri. À l’arrivée sur Capri, on loue un scooter et on est libre pour se choisir ses bons plans. Avec, de préférence, une nuitsurAnacapri,d’où lavuesur l’îleest inégalable pour un coucher de soleil ou manger des pâtes dans une ruelle à l’écart du flux des touristes. Mais avec eux, s’enthousiasmer d’un panorama rare. On est loin des paysages de Tasmanie, mais leplaisir est identique. Quand l’homme façonne la nature intelligemment, cela se sent, pour peu que l’on s’y retrouve humainement. À Capri, peut-être plus qu’ailleurs. q . — et quand « capri , c ’ est fini »! t . y . — Onmonte dans un ferry qui file vers la côte amalfitaine. Après le passage devant Sorrente, c’est l’éblouissement ! D’un seul coup, surgit un littoral escarpé où s’accrochent des maisons dont on ne peut que se demander qui a bien pu les édifier là, et comment. Le Duomo d’Amalfi, les croissants à la pistache de Positano, les bateaux de pêcheurs échoués sur la plage, les lacets de la route inconcevable au pied des collines… Là, on se dit que pour sa survie et son adéquation à la nature, l’humain peut faire de belles choses… Finalement tout comme, dans un autre registre, l’homme des terres lointaines de Tasmanie. Ci-dessus : le port de Capri vu depuis les hauteurs d’Anacapri. Ci-contre : rencontre lors d’un voyage entre Michel Salaün et Tania Young. Ci-dessous : le Duomo d’Amalfi.
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