Salaün Mag 9

Salaün Magazine | Page 72 reportages d ’ ici et ailleurs | le transsibérien 400 km Mer Caspienne Lac Baïkal iran russie kazakhstan mongolie chine afghanistan ouzbékistan turkménistan Moscou Pékin Omsk Krasnoïarsk Erlian Novossibirsk La Sibérie L’Oural Ekaterinbourg Nijni-Novgorod Irkoutsk Oulan-Oude Oulan-Bator Désert de Gobi La Grande Muraille de Chine Transsibérien I aroslavl, c’est le nom d’une ville de l’anneau d’or mais aussi celui d’une gare moscovite. Celle où nous allons embarquer demain à bord du Transsibérien. Derrière les vitres du brise- glace qui glisse sur la Moskova, au cœur de Moscou, le parc Gorki, la galerie Tretiakov et le Kremlin défilent sous nos yeux. Images rassurantes de lieux déjà explorés pour réa- liser un film sur la croisière fluviale de Saint-Pétersbourg à Moscou. Demain, c’est vers une autre Russie, au-delà de l’Ou- ral, que nous mettrons le cap pour tourner un nouveau docu- mentaire. Pour moi, ce sera un retour en Sibérie, une terre sans fin, effleurée du bout des pneus dans la région de l’Altaï à l’occasion du grand raid Brest-Qingdao… Mais cette fois, c’est un train – et pas n’importe lequel – qui sera le fil conduc- teur de ce périple de Moscou à Pékin. Le Transsibérien ! Mon dernier grand périple ferroviaire remonte au début des an- nées 1990. Juste après la chute du mur de Berlin, grâce à un billet Interrail, j’avais sillonné pendant un mois les pays de l’Est, de la Pologne à la Bulgarie, histoire de capter les derniers effluves d’un monde en voie de disparaître, celui du bloc de l’Est. Le Transsibérien n’était pas encore ouvert aux touristes à cette époque… L’emprunter à travers la Russie, la Mongolie et la Chine était un rêve très lointain. gare de iaroslavl , moscou Je tente un premier sourire poli à la provodnitsa , l’hô- tesse de train qui s’occupera de notre wagon de Moscou à Iekaterinbourg. Son absence de réaction n’est pas très encou- rageante. Une rapide promenade le long du train semble indi- quer que le sourire serait plutôt du côté de la voiture 17, mais nous avons la 20. Le Transsibérien s’élance dans un bruit de ferraille qui me ravit. Je retrouve avec plaisir les sensations qu’on éprouvait Le magnifique hall d’attente de la gare d’Ekaterinbourg est décoré de fresques sur l’histoire de la ville.

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