Salaün Mag 9

Salaün Magazine | Page 63 reportages d ’ ici et ailleurs | la californie prennent le frais dans les eaux du Pacifique. Un vrai cliché californien ! Depuis qu’on y a tourné la série Alerte à Malibu , ils sont les stars de Santa Monica, tout autant que les kilo- mètres de sable… Considérée comme la station balnéaire de Los Angeles, Santa Monica offre une délicieuse respiration après l’agitation. Elle peut même constituer un port d’attache pour explorer la mégapole, car une toute nouvelle ligne de métro relie désormais son cœur à Downtown et Hollywood Boulevard, en 45 minutes. Fini le stress de la conduite et l’an- goisse des bouchons ! Si la station cultive volontiers une atmosphère “cool”, elle sait aussi se faire chic, en particulier autour du centre commercial de Santa Monica Place et le long de Third Street Promenade, une rue piétonne bordée de boutiques trendy , cafés décon- tractés et de restaurants de bon goût. Au menu, les produits frais achetés sur les marchés bio de la région. Pour ajouter une touche culturelle à cette escapade gourmande, on pourra faire un détour par le Santa Monica Museum of Art hébergé dans les entrepôts de Bergamot Station, une ancienne gare de trolleys. Elle fait écho au Getty Center, l’autre attraction culturelle de Santa Monica… Perché sur une colline, il est le rêve fou du milliardaire Jean Paul Getty. Dans un univers contemporain d’un blanc éblouissant, ce vaste complexe culturel expose des centaines d’œuvres. De Rembrandt àMax Ernst en passant par Cézanne, il y en a pour tous les goûts ! À Santa Monica, on troque volontiers la voiture pour le vélo, presque une incongruité dans ce pays où l’automobile est reine… Les cafés Perry’s (www.perryscafe.com) qui bordent le Pacifique louent des bicyclettes à l’heure (10 $) ou la jour- née (30 $) pour arpenter tout ou partie de la piste cyclable de 30 km qui trace son chemin entre les palmiers, le long de la plage. De Malibu au nord (lieu de villégiature préféré des stars, comme Steven Spielberg ou Robert Redford) jusqu’à Marina Del Rey au sud, il faut savoir rouler sans se presser, s’arrêter aussi pour humer l’atmosphère de cette Californie nonchalante. Le Santa Monica Pier, longue jetée en bois qui fend l’océan depuis 1909 et sur laquelle a été installée une fête foraine, fait le bonheur des familles. Entre montagnes russes et attractions plus désuètes, elle héberge une grande roue et même un restaurant d’écrevisses Bubba Gump, ins- piré du film Forrest Gump . Les enfants adorent! Tout de cuir vêtus, les bikers préfèrent leurs pétaradantes Harley-Da- vidson. Ils se font tirer le portrait devant le panneau de la Road 66, la mythique route qui traverse les États-Unis depuis Chicago et termine sa course ici. L’ambiance change radicalement en filant plus au sud, à une poignée de kilomètres. Aux hôtels et appartements familiaux succèdent le capharnaüm des maisons rafistolées et des lofts luxueux de Venice Beach. Chaque week-end, hippies et bo- bos se retrouvent sur l’Ocean Front Walk, le front de mer que se partagent boutiques déglinguées et puces improvisées. On déambule au hasard, on se délecte d’un hot-dog en contem- plant les bodybuilders qui exhibent leurs corps huilés dans le gymnase à ciel ouvert de Muscle Beach. Quelques photos Ambiance rétro-nostalgique sur la jetée de Santa Monica. C’est là que se termine la mythique route 66 qui traverse les Etats-Unis.

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