Salaün Mag 6

Salaün Magazine |  Page 12 Visiter la Norvège par la route permet d’apprécier pleinement villages et vallées, lacs et rivières, fjords et montagnes... transporter leurs propriétaires royaux lors de leur ultime voyage jusqu’au royaume des morts... Pour rester en mer, on n’oubliera pas de rappeler que d’autres musées tels le Fram (du nom de ce navire construit en 1892 et dédié aux expéditions polaires), ou encore le Kon-Tiki (rappelant la traversée de l’Atlantique par Thor Heyerdahl en 1948) sont là pour attester combien les Norvégiens ont toujours été de grands aventuriers, de grands explorateurs. Ces musées aussi méritent le détour. Ou pourront vous inciter à revenir à Oslo pour un plus long séjour... Cap au nord, pour oublier la nuit Visiter la Norvège en autocar n’a rien de fastidieux. La qualité, le confort et l’extraordinaire vision panoramique qu’offrent les autocars de nouvelle génération sont les garants d’un voyage qui permet d’apprécier à tout instant les vallées que l’on traverse, les lacs et les rivières que l’on longe, les fjords que l’on contourne et les montagnes que l’on gravit. Le gouvernement norvégien, qui n’a pas lui les mêmes contraintes budgé- taires que bon nombre de pays grâce à sa manne pétrolière, s’emploie d’ailleurs depuis quelques années à conforter et moderniser son réseau routier. En renforçant l’attractivité économique de zones rurales ou éloignées des grandes villes, il a contribué également au déve- loppement du tourisme. On ne compte plus les ponts, viaducs, aires de repos et autres tunnels aux architectures créatives et fonctionnelles qui parsèment ces routes dont certaines ont obtenu le label de « Routes Touristiques Nationales ». En quittant Oslo, il faut être conscient que les heures de route seront nombreuses car la Norvège s’étire très loin vers le Nord. Amusez vous à mettre un doigt sur Oslo, un autre sur le Cap nord et à faire pivoter votre carte routière. Vous vous apercevrez alors que le cap Nord descend jusqu’à... Rome ! Aussi, malgré l’excellence du réseau routier et compte- tenu que l’on roule ici beaucoup moins vite qu’en France, sept étapes sont prévues au menu de cette remontée en direction du pôle Nord. Après une journée de visites à Oslo et malgré une météo capricieuse, nous prenons la direction de Lillehammer en longeant le lac Mjosa. Mondialement connue pour avoir abrité les JO d’hiver de 1994, cette petite ville-station de 26 000 âmes bénéficie de magnifiques struc- tures et installations. Même en plein été, le tremplin de saut à ski ou la piste de bobsleigh se visitent. Nous sommes déjà dans l’Opland qui fût jadis – au début de l’ère viking – un royaume indépendant. C’est un des rares comtés du pays à ne posséder aucune ouverture sur la mer. En revanche, ses chaînes de montagnes, telle le Jotunhei- men, comptent parmi les plus hauts sommets de Norvège. Un peu en amont de Lillehammer, à quelques encablures de la route nationale, il faut prendre le temps de visiter la petite église en bois debout de Ringebu. Une pure merveille qui invite à la méditation. Tout comme le magnifique coucher de soleil, l’un des derniers de notre escapade scandinave, qui nous accompagnera dans notre hôtel de Gala, petite station typique qui domine la vallée. En haut, l’Oslo Radhus, l’Hôtel de ville de la capitale. Décoré par les artistes norvégiens du début du XX e siècle, il accueille chaque année la cérémonie de remise des Prix Nobel. En bas, l’une des œuvres de Gustav Vigeland dans le parc qui lui est dédié. En haut, le nouvel opéra d’Oslo, à l’architecture signée Snohetta. En bas, le musée des bateaux vikings, qui abrite les spécimens les mieux conservés au monde, à Bygdoy.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTg1ODM2Mw==