Salaün Mag 5

Salaün Magazine |  Page 9 C’est d’ailleurs l’envie de goûter l’ambiance des îles Lofo- ten, que je connaissais à travers les livres, qui est à l’ori- gine de ce voyage. » Pour être allés jusqu’à Oslo à plusieurs occasions, les Bretons savent que le Cap nord est beaucoup plus difficile à atteindre et qu’organiser un tel voyage en voiture personnelle est compliqué. Une véritable alchimie Ils ne cachent pas que lorsqu’une connaissance leur a recom- mandé un circuit en autocar en Scandinavie, proposé par Salaün Holidays, ils ont eu un moment d’hésitation. «Passer» par un tour opérateur fortement implanté au plan régional, pourquoi pas, au contraire. Ils hésitent cependant à se joindre à un groupe dont ils ne connaissent pas le profil et se de- mandent simplement « si les circuits en autocar Salaün Holidays sont fait pour eux». Le couple décide pourtant de tenter l’expérience car le TO breton est le seul à proposer un programme aussi complet, avec un départ de Nantes. Une visite d’un autocar de grand confort Royal Class a achevé de les convaincre. Enfin, les tarifs hôteliers dans les pays nordiques sont si élevés que le circuit est la plus formule la plus compétitive. «On a souvent une vision réductrice du circuit organisé, estime Eliane Faucon-Dumont. Tout dépend bien sûr de la destination, mais de manière générale, les gens qui participent à un circuit de ce type cherchent à décou- vrir et partager une culture, il y a une convergence naturelle entre les gens du groupe. » Une cohésion renforcée par Tone Legrand, la guide accompagnatrice de ce grand tour de Scandinavie, qui, tout au long de l’itinéraire a fait en sorte de permettre à tous les membres du groupe qui le souhai- taient de s’exprimer, selon leurs intérêts. De quoi mêler voyage, histoire et mémoire personnelle. C’est ainsi que Georges a pris le micro à plusieurs reprises pour évoquer le sport dans les pays nordiques ou encore le destin du breton Arthur Aurégan, athlète breton de niveau international, qui périt devant les îles Lofoten, en avril 1940, sur un contre- torpilleur français baptisé Le Bison, coulé par la Luftwaffe. «Nous avons aussi beaucoup parlé d’Ibsen, des lumières du nord, de la musique du nord, explique Eliane. D’ailleurs, Tone, qui mêlait ses souvenirs d’enfance à son commentaire passait aussi de la musique de compositeurs nordiques comme Sibelius ou Grieg pour illustrer le voyage. » A peine rentrés de leur périple réussi en Scandinavie, Georges et Eliane se sont mis à rêver à d’autres voyages. En cherchant bien, on trouve en effet encore quelques zones blanches sur leur carte du monde, par exemple du côté du Pérou ou du Canada. « Il nous reste une vingtaine de pays à visiter », comptabilise Georges. Ils nourissent d’ailleurs un nouveau rêve pour 2014 : voyager à bord du Transsibérien, de Moscou à Pékin, en passant par la Mongolie. A condition que le calen- drier électoral 2014 ne s’avère pas trop contraignant pour les Quimpérois au long cours… GeorgesCadiouestl’auteurd’unevingtained’ouvragessurlesportetl’Histoire de Bretagne. Son dernier ouvrage, illustré par Nono, Emsav, dictionnaire critique, historique et biographique. Le Mouvement breton de A à Z, vient de paraître au Editions Coop Breizh. Aux Editions Alan Sutton, il a aussi publiéunbelle histoire duStade brestois ainsi qu’un ouvrage surHuelgoat etlesMontsd’Arrée, LesrebellesdelaMontagne ,co-écritavecsonépouse Eliane. Chez le même éditeur, cette dernière est aussi l’auteur d’un récit autobiographique sur l’enfance : « Années 1950 - Grandir en Bretagne». « Nous habitons dans une maisonordinaire, sommes trèspeu mondains, notre vrai luxe ce sont les livres et les voyages»

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