Salaün Mag 5
Salaün Magazine | Page 82 Extrait du carnet de route >>>>> >>>>> >>>>> >>>>> >>>>> 3 juin. Ouzbékistan : Boukhara-Samarcande En haut, et ci-dessus, la terrasse d’un restaurant de Boukhara, où Narghisa et Regina, nos hôtes de Sogda Tours en Ouzbékistan nous ont convié à dîner. A droite, de nuit, la Medersa de Boukhara est baignée d’une douce lumière orangée. Les douces nuits de Boukhara. De toutes les cités historiques de l’Ouzbékistan, Boukhara est, pour moi, la plus belle et la plus attachante. Elle n’a certes pas la majesté arrogante de Samarcande ni le côté perle précieuse de Khiva, mais elle possède un ensemble monumental excep- tionnel qui se mêle à la vie quotidienne de la ville et l’imprègne toute entière, jusque dans ses faubourgs et ses nouveaux quartiers. Boukhara n’est pas un musée. On s’y promène dans des rues animées, parsemées de boutiques tenues par de paisibles marchands sans agressivivité. Autour d’un bassin, un restaurant a déployé ses tables aux nappes colorées sur lesquelles s’em- pilent les plats de plov, de chachliks, les salades. On y boit du thé et des sodas glacés à l’ombre des parasols… Le soir tombant nous offre une dernière ballade jusqu’à la mosquée et la madrasa de Po-i-Kalân. De jour, l’ensemble est d’une grâce inouïe. De nuit, quand deux étoiles viennent mettre un tréma sur son minaret et que la lune se joue des ombres et des lumières, cet ensemble semble alors avoir été inspiré par une grâce divine et construit pour rapprocher l’Homme de cette mystérieuse et attirante voûte céleste. «De toutes les cités historiques de l’Ouzbékistan, Boukhara est, pour moi, la plus belle et la plus attachante ». J ean L allouët B akou n’est pas le meilleur souvenir qui revient à la mémoire de Boris. C’est peut-être la traversée difficile de l’Azerbaïdjan sur une route infernale qui mène à Téhéran, qui n’était plus qu’à quelques centaines de kilomètres… Et pas question d’accueil héroïque dans la capitale azérie en pleine ébullition le soir même du concours de l’Eurovision. Plutôt vexant même pour l’Amarok breton de croiser dans cette ville des dizaines de 4x4 logotés au couleurs du concours, se pavanant avec des journalistes du monde entier à leur bord sur les boulevards immaculés de la capitale pétrolière. Et surtout ne pas parler à Choupette de ces puits de forage à perte de vue, jusque dans la cour des fermes dans les environs de la capitale et de cette odeur tenace de pétrole brut…Du pétrole, sous toutes ses formes, en diesel ou en additif, Choupette en a ras le capot. Boris gardera pour lui le récit de sa traversée de la Mer caspienne de Bakou à Turkmenbassy. D’une part, pour lui cette traversée était synonyme de relâche. Et puis la traversée du Turk- ménistan lui a laissé un goût un peu amer dans le carbu. A tel point qu’il en a même perdu sa clim. Pour le récit des étapes turkmènes, il faudra patienter quelques mois, jusqu’à la sortie du beau-livre dédié à ce raid. Noyé dans ses souvenirs, Boris vient de repasser la frontière ouzbèque…
RkJQdWJsaXNoZXIy MTg1ODM2Mw==