Salaün Mag 10

Salaün Magazine | Page 113 notre sélection du moment | film NOSDVD Vous ne pouvez pas assister aux conférences ? Commandez nos films ! Offrez-vous une séance à lamaison ! Les films sont vendus en agences de voyages ou sur commande : accueil@salaun-holidays.com. Disponibles dèsmaintenant au prix de 10 €. parcours personnel. Pour recueillir les émotions, les nuances, les anecdotes de la « petite histoire » qui aide à comprendre la grande, il faut parfois quitter les sentier balisés, détourner son regard de celui des grands sites et des grands hommes et le porter sur les témoins ordinaires du quotidien d’un pays, ces amis d’un jour, partageant un coin de table dans le Transsibérien, occupés à distiller l'eau-de-vie de prune dans la campagne serbe ou à naviguer sur les eaux du lac Baïkal. C'est avec cette ambition, même s'il faut rester modeste vu l'ampleur de la tâche, que nous abordons chaque tournage. Enmai, Yann Rivallain et Xavier Petit embarquaient ainsi à bord du Transsibérien à destination de Pékin avec la lourde mission de capturer l'âme de ce voyage extraordinaire. Malgré le travail de préparation assuré par les équipes de Pouchkine Tours, nombreux sont les obstacles qui compliquent la tâche : climat capricieux, personnel de bord plus oumoins conciliant, horaires des trains parfois aléatoires... Comme un voyage, chaque jour de tournage est fait d'espoir demoments magiques et de frustrations face aux rendez-vousmanqués. Desmomentsmagiques, il y en a eu à foison lors de ce tournage deMoscou à Pékin : comme cette rencontre avec Sergueï, un des tout premiers Russes qui guida les voyageurs français sur le Transsibérien, dans les années quatre-vingt-dix, après sa rencontre avecMichel Salaün, comme cet échange, avec Maïa qui nous explique que les retraités, déboussolés par les changements, se font rares dans les rues d'Iekaterinbourg. Inoubliables aussi cet oumoul fumé partagé au bord du Baïkal et cette nuit en yourtemongole dans le parc de Tirilj après une inoubliable balade à cheval. Émouvants aussi, ces échanges fraternels entre voyageurs européens dans la nuit transsibérienne, lorsque la vodka et les larmes, sur fond de chansons russes, coulaient à flots. Moscou, Pékin, Iekaterinbourg, Irkoutsk et le Baïkal ou encore Oulan-Bator et Pékin sont autant de haltesmémorables sur le parcours du Transsibérien que de chapitres dans ce nouveau filmqui vous invite à vivre vous aussi la grande aventure transsibérienne. Autre pays, autre tournage inoubliable, celui qui amené Jean- Yves Guéguéniat et Gérard Castel sur les chemins de Roumanie. Ils ne sont pas près d'oublier les visages de ces paysans du Maramureş, attablés à une gargote de campagne, ni les sourires optimistes de la jeunesse de Bucarest, qui ont remplacé les images sombres qui nous parvenaient d’une Roumanie à genoux, il y a presque trente ans. Jours après jour, ils ont filmé l’impressionnante diversité architecturale, environnementale et humaine de la Roumanie d’aujourd’hui. Des célèbres portes de fer qui séparent les Balkans des Carpates, à lamer Noire, ils ont suivi, puis quitté le Danube pour filmer le spectaculaire Transylvanie, marquée par son architecture saxonne, ses villes admirables, comme Brașov ou Cluj-Napoca, mais aussi ses châteaux fortifiés, dont celui de Bran, demeure du célèbre Dracula. Maramureș, Bucovine, Moldavie roumaine : leur caméra s’est attardée sur ces régions, qui ont conservé un mode et un rythme de vie profondément ruraux. Églises de bois, moissons à l’ancienne, monastères orthodoxes, danses et musiques traditionnelles, sourires échangés de villages en villages : le filmvous invite à revisiter une Roumanie ancrée dans la tradition et qui sait aussi tendre à lamain au voyageur. En haut : jeune roumaine en costume traditionnel. En bas : le Transsibérien longe le lac Baïkal. Ci-contre : au cœur de la steppe mongole.

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