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Salaün mag | Page 32 Dès que l’on descend du train en prove- nance d’Alger et que l’on se retrouve sur les quais de la gare d’Oran – d’un style byzantinmâtiné art déco - on devine sans peine que l’on a non seule- ment changé de ville, mais demonde ! Loin d’Alger, la capitale un peu empruntée d a n s s e s rues hauss- manniennes, Oran offre sans détour l’image d’une ville soigneu- sement désordonnée, gentiment déver- gondée et délicieusement indolente. Ici les rues témoignent sans prétention d’une histoire tumultueuse qui a fait de Wahran El Bahia – « La Radieuse » – un creuset dans lequel se sont mêlées des cultures différentes, dans lequel populations autochtones, conquérants anciens et colons modernes ont appris à vivre ensemble. Les vieux quartiers sont évidemment le reflet de cette diversité. A quelques mètres de distance, on peut s’y sentir dans une ville européenne méridio- nale ou dans une cité arabe qui a su s’ac- commoder de tous ces bouleversements. Mais la population elle-même est aussi le reflet de cette diversité dans ses manières de vivre différentes et tolérantes. Pourtant,touspartagentuntraitcommun : le sens de l’hospitalité, le goût de l’accueil. Oran est une ville unique. GRAND ANGLE | L’Algérie UNE VILLE SOIGNEUSEMENT DÉSORDONNÉE, GENTIMENT DÉVERGONDÉE ET DÉLICIEUSEMENT INDOLENTE.
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