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Salaün mag | Page 10 ACTU | Plovdiv En haut, à gauche : la maison Lamartine, vieille ville. En haut, à droite : le musée d’histoire régionale, vieille ville. En bas, à droite : l’église Sainte-Vierge-Marie. En haut : Street art. En bas : théâtre antique. De drôles d’églises Les élégantes demeures d’artistes et de bourgeois des venelles de la vieille ville sont devenues pour beaucoup de véritables petits musées, ou ouvrent simplement leurs portes à certains moments de la journée. Aller de l’une à l’autre est une façon ludique de se perdre dans le dédale des ruelles pavées dans une ambiance proche de ce qui devait y régner au xix e . Les maisons Boyadjiev, Balabanov, Nedkovitch, Danov, leMuséeethnographiqueetceluide l’histoire régionale figurent parmi les incontournables. Comme la maison Lamartine. Le poète français fit en effet escale à Plovdiv, alors encore Philippopolis, durant trois jours en juillet 1833 lors de son célèbre «voyage en Orient». Une maison que tint à visiter FrançoisMitterrand en 1989 lors d’un voyage officiel, alors que l’Europe de l’Est allait s’effondrer. Le Président n’a pu alorsmanquer de poser le regard sur les drôles d’églises orthodoxes du quartier. Pour éviter tout soulèvement, les Ottomans avaient fait une entorse à l’islamen autorisant la construction de quelques églises chrétiennes à la condition expresse qu’elles soient semi-enterrées, cachées de la rue et sans clochers. Ce qui fut fait. Et dès la chute de l’Empire ottoman, ce fut un déluge de dévotions en forme d’ornements, d’icônes et de clochers qui s’abattitsurcesmodestes lieuxdeprièretransformés d’un coupen temples de ladéco. Plutôt debongoût, finalement. Un théâtre antique toujours jeune Tout comme les œuvres de street art et les grafs, très appréciés des habitants, qui habillent avec finesse les murs parfois inesthétiques des habitations proches. Quel que soit le parcours emprunté, on aboutira à unmoment ou l’autre en surplomb du théâtre antique, un des mieux conservés aumonde. Surtout, il est toujours en activité pour des concerts ou opéras, véritable lien à travers les siècles de l’histoiremouvementée de la ville. Du haut de ses gradins de 5000 places en amphithéâtre, s’offre une exceptionnelle vue panoramique embrassant dans unmême regard la vieille et la nouvelle ville. Et laMaritsa.
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