Salaün Mag 12

UN TOUR EN VILLE | Siem Reap Salaün mag | Page 92 À 10 km : lac Tonlé Sap Plus grande étendue d’eau douce du sud-est asiatique, Tonlé Sap est une réserve de poissons et d’habitats hors normes. Les pêcheurs y vivent au gré de la mousson qui fait évoluer le niveau des cours d’eau jusqu’à plus de 20 m. Alors on y habite sur des maisons flottantes ou des cabanes perchées sur pilotis dans un équilibre qui laisse pantois. Parmi les plus pauvres du pays, les résidents des bords du lac font montre d’un dynamisme et d’un accueil hors du commun. Une balade sur un bateau de pêche reconverti à l’occasion pour recevoir des touristes et ainsi apporter un supplément de revenu aux familles constitue une parenthèse inoubliable. Pour eux comme pour les visiteurs d’un jour. un marché extraordinaire Si le riel est bien lamonnaie du pays, tout au Cambodge s’affiche et se négocie en petites coupures de dollars américains. Une conversion facile pour le pratiquant de l’euro qui peut donner la fièvre acheteuse dans cette ruche du shopping roi et du marchandage. Un t-shirt de qualité avec temples en impression ? Trois dollars. Une élégante robe d’été ? Six dollars ? Une cartouche de cigarettes ? Dix dollars… Et tout autour, des néons clinquants, des braseros de bbq, des comptoirs à bière, des dj de techno, des interpellations dans toutes les langues de la planète…A se demander si cette frénésie joyeuse ne s’interrompt jamais à SiemReap. A l’origine de ce bouillonnement commercial, il y a le Marché de l’art cambodgien, rendez-vous entre esthètes et artisans- artistes. Le bois, la porcelaine, la pierre, les bijoux, les parfums, les épices, le tressage ou le tissage y sont ici magnifiés à l’aune de l’authenticité. Un plaisir des yeux aumoins à ne pasmanquer. Et impossible de repartir de SiemReap sans son krama. Ce long foulard en coton léger ou en soie, à petits carreaux déclinés en différentes teintes, est inséparable de la tenue autochtone. Selon la façon de le porter et le nouer, il sert à tout : protection de la tête contre le soleil ou une averse, châle pour les épaules, ceinture pour y glisser unoutil, pagne au sortir dubain, porte bébé, éponge pour la sueur, voire mouchoir… Bref, un cadeau original à s’offrir ou à offrir pour une poignée de dollars. une gastronomie subtile Surplace, ilsera la“touchfashion”pourallers’asseoirdansundes restaurants à l’architecture coloniale préservée de Siem Reap, séparés ici ou là par des galeries couvertes si parisiennes. Sous les grands ventilateurs au plafond et près des étagères où trônent encore des bouteilles de pastis, un rien de l’ex Indochine française palpite à qui sait laisser vagabonder son âme. Mais dans l’assiette, c’est bien le Cambodge qui s’invite. Finies les querelles entre défenseurs des cuisines asiatiques de Thaïlande, Bali ou Vietnam, la gastronomie cambodgienne les met tous d’accord : ici réside le nirvana du palais. Délicatesse des parfums où la citronnelle, le lotus, le poivre de Kampot et le jasmin apportent leurs touches subtiles aux soupes, légumes, riz, viandes et poissons, servis le plus souvent en même temps pour une vraie convivialité autour de la table.

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