Salaün Mag 12

Salaün mag | Page 33 GRAND ANGLE | La Colombie une «ville héroïque » qui a donné sa gloire à simon bolivar De là, on emprunte la rue qui mène au centre de Carthagène et à la place Símon Bólivar, où une statue équestre rendhommageauLibertador, qui, en 1811, permit à Cartagena de Indias, la Ciudad Heroica (la ville héroïque), de devenir la première cité des Amériques à déclarer son indépendance. Sur son socle, on peut lire une citation du grand homme : « Carthagénois, si Caracas m’a donné la vie, vous, vousm’avez donné la gloire. » Situé également sur cette place, le palais de l’Inquisition, de style baroque, aux balcons en bois d’une grande splendeur. Sa construction s’est achevée en 1776 et il est le témoin principal du pouvoir octroyé à la Sainte Église. À l’angle du parc de Bólivar, se dresse la cathédrale de Santa Catalina de Alejandría, composée de trois nefs séparées par des colonnes. Sa construction a démarré en 1577 pour se terminer en 1612, après sa destruction partielle par Francis Drake. Villa de Leyva, un petit air d’Andalousie Au nord-ouest de Bogota, le département de Boyaca est un des hauts lieux de l’histoire de la Colombie et de la guerre d’indépendance. Au lieu-dit Pont de Boyaca, Simon Bolivar remporta le 9 août 1819, la bataille décisive contre les troupes espagnoles. Ce haut fait d’armes du Libertador marqua l’émancipation de cinq pays (Colombie, Venezuela, Équateur, Pérou et Bolivie) sur le royaume d’Espagne. Tunja, la capitale du Boyaca, recèle quelques trésors coloniaux, comme la chapelle baroque du Rosario et l’église Santo Domingo, mais c’est à Villa de Leyva que l’on trouve les splendeurs de l’architecture coloniale. Au creux d’une vallée rappelant les paysages semi-arides de la Castille, c’est une des cités les plus anciennes de Colombie. Avec ses façades blanches, ses portes et fenêtres en bois, ses beaux balcons d’influence mauresque et sa douceur de vivre, on pourrait se croire en Andalousie. Fondée le 12 juin 1512 par le capitaine Hernan Suarez de Villalobos, Villa de Leyva avait vocation à devenir capitale du Nouveau Royaume de Grenade. En 1812, s’y tint le premier congrès des Provinces- Unies. En 1830 démarre la construction de la route de désenclavement, initiant le développement du village, devenue monument national en 1954. Pendant la période coloniale, elle prospère principalement comme cité agricole, réputée pour sa production d’huile d’olive, de blé et d’orge. Aujourd’hui, grâce à la douceur de son climat et la proximité de Bogota, elle attire les bonnes familles de la capitale, qui y possèdent leur résidence secondaire, ainsi que de nombreux étrangers. D’ailleurs, Villa de Leyva se targue d’accueillir la communauté de résidents étrangers la plus importante du pays.

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