Salaün Mag 12

Salaün mag | Page 12 En assistant aux conférences d’Erwan Chartier-Le Floch, ils ont par exemple suivi les traces des grands voyageurs bretons partis à l’assaut desmers ou encore découvert lesliens entre les Bretons et les pays riverains de laMéditerranée. Au programme également, des ciné-conférences pour rêver à d’autres voyages, comme le Transsibérien, le Vietnamou encore les Balkans. Dès le premier jour demer, ils ont également pu profiter des conseils précieux d’un coach sportif spécialement embarqué pour la Croisière des Bretons : Yannick Le Clech, qui tient une salle de gymbien connue à Quimper. Au fil des jours, le bouche-à-oreille fonctionnant fort bien enmer, ses ateliers sportifs ont attiré un public toujours plus nombreux. En fin de croisière, la boîte de nuit du CostaMagica , qui servait de salle de gymaux Bretons, suffisait à peine pour accueillir lesmoments de partage et de convivialité proposés par Yannick chaquematin. Un réveil corporel apprécié aussi par ceux qui ont participé aux cours de danses traditionnelles bretonnes proposés tout au long du voyage par Simon Cojean et Quentin Blanchard. Avant leur première escale, une centaine de croisiéristes ont aussi pu assister à un cours d’initiation à la photographie de voyage. Des échanges qui se sont prolongés à terre à travers quelques conseils distillés, au gré des escales. un coach e m b a r q u é Deux jours demer et deux soirées festives plus tard, le CostaMagica a jeté l’ancre dans le port d’Arrecife, la capitale de Lanzarote, l’île la plus orientale de l’archipel des Canaries. Au programme, des excursions permettant de découvrir toutes les facettes de cette île ; qui fait face au sud duMaroc. Parmi les propositions du croisiériste, la découverte du fabuleux parc volcanique de Timanfaya, non sans avoir fait une petite balade à dos de dromadaire, un animal présent dans l’île depuis le XV e  siècle. Le troupeau conservatoire de Lanzarote, qui compte 400 individus, est d’ailleurs le plus important du pays. Leur isolement a permis aux dromadaires canariens de traverser les siècles sans contracter demaladies. Leur progéniture a donc été exportée un peu partout dans lemonde. La levée des dromadaires promet des scènes cocasses et quelques frayeurs pour certains. Les pittoresquesmeneurs de dromadaires nous ont toutefois assuré que les dromadaires étaient extrêmement bien traités et que ce troupeau faisait figure d’exemple. Le lendemain, c’est à Tenerife, la plus grande des îles Canaries, que le paquebot a fait escale. Le sommet dumont Teide, culminant à 3 718m, disparaissait dans les nuages. Les excursions ont permis aux croisiéristes de découvrir la station de Puerto de la Cruz et la ville historique de La Orotava, la plus élevée d’Espagne, sur les pentes du parc naturel du Teide. Auxmultiples excursions proposées, certains ont préféré déambuler librement dans les ruelles de Santa Cruz de Tenerife pour profiter du soleil et de la douceur ambiante. Aumoment de lever l’ancre sous la lumière cuivrée de l’automne presque africain, certains passagers ont eu dumal à croire l’information qui circulait sur le bateau : en raison d’une dégradation imminente des conditionsmétéorologiques, la croisière ne pourrait pas mettre le cap sur Madère, comme prévu, et devait faire route vers l’Espagne au plus vite. Avec aumenu, une nouvelle escale de substitution : Gibraltar. Le changement de route maritime allait animer bien des discussions ce soir-là, certains se demandant même si l’exploitant du paquebot ne cherchait pas à faire des économies ! Mais le roulis du bateau sur la route de l’Espagne, assezmarqué dans la nuit, a confirmé les prévisionsmétéo du commandant et la justesse de son choix. La journée demer vers Gibraltar a été rythmée par les conférences proposées par Hubert Coudurier, directeur de la rédaction du Télégramme , et ses invités. Les participants à la croisière, dont de nombreux lecteurs du Télégramme , ont pu comprendre le fonctionnement de leur journal et surtout la stratégie d’un groupe qui opère dans de nombreux autres secteurs connexes, comme l’évènementiel, à travers des courses de bateaux, des festivals comme les Francofolies ou encore la communication. Alors que le bateau approchait des côtes andalouses, Bruno Delaye, ancien ambassadeur de France en Espagne, a brossé le portrait complexe de l’Espagne contemporaine, marquée par lamontée en force des identités nationales, en particulier catalane ; et  les difficultés économiques qui fracturent la société ibérique. Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Yazid Sabeg a pour sa part évoqué l’histoire de la création du Louvre d’Abu Dhabi. l a s u r p r i s e gibraltar la bosse d u v o ya g e

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