Salaünmag N°15
DE A à Z | Québec COMME QUÉBEC Ceux qui fréquentèrent l’école primaire dans les années cinquante, soixante et soixante-dix, se souviennent peut-être de cours de géographie où un instituteur bien intentionné leur expliquait que le nomde Québec venait de l’exclamation des découvreurs du Canada face à la colline : quel bec, soit quel beau sommet. Eh ben, c’est faux ! À l’origine, il y avait un village iroquois, Stadaconé, que les indiens concurrents, Algonquins, dénommaient Kebec, « là où le fleuve se rétrécit ». Jacques Cartier ne s’attarda pas dans ceméandre resserré du Saint-Laurent, à l’inverse de Samuel Champlain, arrivé au début du XVII e siècle pour approfondir les trouvailles de son aîné, à la demande d’Henri IV. Champlain venait de soumettre les Bretons très catholiques, en révolte contre l’assimilation àmarche forcée dans le royaume de France, gérée par un ex-huguenot. Le drapeau de la ville de Québec représente sur fond bleu le Don de Dieu , bateau à bord duquel Champlain accosta pour donner son essor à la ville. Voilà pour le passé ,mais, au final, Québec est toujours marqué de cette histoire. Capitale de la province portant son nom, Québec – 580 000 habitants – a les charmes d’une Européenne cossue qui aurait choisi l’auto-dérision pour mieux séduire. Du vieux quartier français en bord du fleuve, où trône le buste de Louis XIV, au centre de la place Royale, un funiculaire amène aux ex-quartiers britanniques, investis par les tenants de la francophonie. Stop à la terrasse Dufferin pour un joli point de vue avant d’arpenter les rues aux façadesmajestueuses. Un peu de route et voici les plaines d’Abraham, espace resté vert depuis la bataille de 1759, qui vit les Anglais battre les Français deMontcalmet sceller la perte du pays. Une petite larme de circonstance ? Q
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