Salaünmag N°15

Impossible de quitter ce bout du San’Yo sans pousser jusqu’ a Miyajima. Vingt minutes de train, puis dix de ferry suffisent à rallier ce bijou d’île de 9 kmde longpour 4de large. Àpeine 2 000habitants à l’année vivent en symbiose avec des dizaines de daims en liberté, curieux du contenu des sacs des touristes et respectueux des passages piétons pour traverser les rues. Mais Miyajima est avant tout une des images les plus célèbres du Japon avec son torii orange flot- tant. En fait, l’île est posée sur des piliers dans lamer, car elle est considérée sacrée par la religion shinto, et donc la terre ferme y est, normalement, réservée aux dieux. C’est pourquoi il n’y a ni maternité ni cime- tière et qu’il y est interdit d’abattre un arbre. Le torii, dont la rénovation centennale vient de débuter, annonce le sanctuaire d’Itsukushima, nom également donné parfois à l’île, fondé en 593. Montés sur des pilotis visibles à marée basse, les différents bâtiments vermillons semblent flotter à marée haute. On chemine sur les pontons, rencon- trant à l’occasion un mariage traditionnel, pour admirer d’autres temples lors d’une balade envoû- tante de bord de mer. Un téléphérique dessert le sommet de l’île pour une rencontre luxuriante avec la forêt. Et au retour sur le plancher des daims, des dizaines de restaurants, spécialistes des huîtres de la baie servies chaudes, alternent avec des boutiques d’artisanat du bois et de souvenirs kitsch. Miyajima emplit les regards et les souvenirs à jamais. Tel est le Japon authentique du San’In et du San’Yo. Divers, surprenant, apaisant, enthousiasmant, accueillant... bref, dépaysant. Avec un seul regret : le temps à attendre pour y revenir au plus vite. Miyajima, l’île sacrée Retrouvez nos circuits Japon dans nos catalogues ou sur le site www .salaun-holidays.com

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