Salaünmag N°15

I nterrogés à leur arrivée à Vladivostok en juin 2019, tous les participants ont salué l’excellent confort du car et le professionnalisme des conducteurs. Éric Le Duff, l’un d’entre eux, rapporte d’ailleurs qu’il n’a jamais vu autant de gens photographier un autocar en 20 ans de métier : «Tout au long de la route, l’autocar a fasciné les gens par sa taille, son élégance et le trajet repro- duit sur la carrosserie. Un tel voyage leur paraissait incroyable.» Au-delà du véhicule, les participants à l’édition 2019 ont salué la qualité de la logistique, des guides et des pres- tations hôtelières. «Ce voyage a aussi été remarquable du point de vue de l’accompagnement, du personnel, des chauffeurs, des guides», explique Bernard Petit. « Nos deux “ fées ”, Arina et Anna, sont des personnes extraordinaires, toujours sur la brèche et tout à fait remarquables.» Juliette Spigolis, une autre partici- pante, ne regrette pas son choix : «Au départ, je voulais faire le Transsibérien, mais un journal m’a fait découvrir ce voyage et je me suis renseignée et décidée. Je conseillerais ce voyage car il est sûrement plus riche et plus intense que le simple train. D’autant qu’il comprenait deux étapes en Trans- sibérien, dont la deuxième, après Tioumen, s’est révélée majestueuse.» Dominique Beaumont a, lui aussi, hésité entre la croisière routière et le Transsibérien avant de choisir l’au- tocar : «Nous nous sommes dit qu’en car, nous aurions une meilleure vision de l’espace et des paysages. Ça s’est confirmé tout au long du voyage. Nous avons pu nous rendre compte nous-mêmes des changements depuis l’ère soviétique, notamment la réhabi- litation des derniers tsars, et voir avec surprise le nombre d’églises ortho- doxes construites ou reconstruites». Parmi les coups de cœur des voya- geurs, Saint-Pétersbourg, le lac Baïkal ou la Mongolie sont souvent cités. « J’avais toujours eu envie de dormir dans une yourte », sourit Anne-Chris- tine Berthaut, qui a réalisé ce voyage pour ses vingt ans de mariage. « J’ai été frappée par la grandeur du pays. Saint-Pétersbourg est une ville magni- fique, Kazan aussi. J’ai aussi beaucoup aimé laMongolie. On passe la frontière et le paysage change, des animaux partout, des yourtes, les nomades.» « Je m’intéresse à la Russie depuis ma retraite », poursuit Bernard Petit. «J’avais déjà fait la croisière sur le canal Volga-Baltique et ça m’a donné envie de revenir. J’ai tout aimé à égalité, j’ai trouvé ça passionnant de bout en bout. J’ai notamment été surpris de voir la relation que les Russes entretenaient avec leur passé récent et de voir que les monuments et symboles sovié- tiques, y compris quelques statues de Staline, sont encore aussi présents. Je recommanderais ce voyage sans problème, j’en reviens enchanté!» Tous ont relevé le contraste énorme entre les capitales russes et le reste du pays. « Je suis ravie de mon voyage. J’avais déjà vu Saint-Pétersbourg et Moscou, mais, dans le reste du pays, nous sommes loin de tout ça », note Andrée Chalmandrier. « Nous avons découvert une Russie dont on ne parle jamais : ses villages de bois, son immensité, ses forêts et l’eau, présente partout. En arrivant, j’ai ressenti une grande émotion d’être à l’autre bout du monde, mais je n’ai pas vu les 48 jours passer. J’aurais pu continuer, mais nous étions au bout du voyage et du continent, il aurait fallu nager!» Salaün mag | Page 129 ACTU | Croisière Brest-Vladivostok Le vertige des chi ffres En 49 jours, ce voyage parcourt 16300 km, traverse 7 pays, 11 fuseaux horaires, 4 fleuves et 7 villes de plus d’unmillion d’habitants. La Russie est non seulement le plus vaste pays dumondemais l’un des plus complexes. Cet État fédéral et multinational compte 175 nationalités officielles, dont beaucoup disposent de leur région autonome, voire de leur république. Ce voyage permet de traverser quelques- unes des plus importantes, comme l’Oudmourtie, la Tchouvachie, le Tatarstan ou encore la Bouriatie, et d’entrevoir leurs peuples et leurs langues, avec en prime la découverte de la région autonome juive du Birobidjan, fondée par Staline en 1934. Attention au départ ! La prochaine croisière routière Atlantique- Pacifique s’élancera de Brest le 9mai 2020 et s’achèvera le 26 juin. Il est possible de partir de Brest ou de Paris, au choix, et d’effectuer le voyage dans sa totalité ou par tronçons, vers ou au départ d’Ekaterinbourg et d’Irkoutsk. Des extensions sont aussi proposées vers le Japon (4 jours) ou la Corée du Nord (6 jours). À noter qu’il est aussi possible d’effectuer le voyage et ses différents tronçons dans le sens «retour», Pacifique-Atlantique. Un site internet dédié permet aux proches des participants de suivre leur progression en direct grâce à la géolocalisation du car ainsi qu’un journal de bord, rédigé et illustré quotidiennement. Renseignements :  www.voyagedusiecle-salaun.com

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